Le juste prix, c’est quoi ?

Si j’ai choisi la coopérative Biocoop pour concrétiser mon projet entrepreneurial, c’est parce qu’ici, le respect des producteurs n’est pas qu’un concept : le commerce équitable avec les producteurs représente 20% du chiffre d’affaire du réseau Biocoop. C’est une priorité absolue du réseau depuis sa création, et c’est loin d’être banal quand on sait qu’en France en 2016, un tiers des agriculteurs français gagnait 350 euros par mois ! 350 euros, vous avez bien lu. Une des causes de ce drame se trouve dans la répartition inégale des marges entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs. Gros dossier !

Un exemple très parlant à ce sujet : l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires a montré en 2016 que sur 100 euros dépensés dans l’alimentation en grande surface, 37,6 euros reviennent aux supermarchés, 13,20 euros à l’industrie agroalimentaire et seulement 8,20 euros aux agriculteurs. Impossible pour beaucoup d’entre eux de survivre dans de telles conditions.

Certes, on pourrait se dire que ces prix au rabais bénéficient au consommateur, grand gagnant, puisque l’alimentation ne représente aujourd’hui plus que 12% des dépenses des ménages (contre 30% il y a 30 ans).

Mais quand on regarde bien, on se rend compte que dépenser moins n’est pas toujours synonyme de mieux. Cette diminution des dépenses alimentaires coïncide avec une détérioration de la qualité des achats : viande, fruits et légumes, pain et céréales ont reculé au profit des plats préparés et produits sucrées . Avec les conséquences de santé publique qu’on connait.

Donc pour conclure : des familles qui dépensent moins, des grandes surfaces qui prospèrent, des agriculteurs qui peinent à survivre, et tout cela pour une nourriture moins saine…

Alors la solution, c’est quoi ?

On peut manger bio, rémunérer justement les producteurs – comme le fait Biocoop, sans payer forcément plus. Comment ? En changeant son mode de consommation au profit d’un régime « flexitarien » qui réduit la part des protéines animales et augmente celle des protéines végétales. Mais aussi en réduisant l’achat de produits transformés qui coûtent plus chers quand ils sont de qualité. Au final, tout le monde s’y retrouve ! Sans oublier de fréquenter des lieux qui respectent les producteurs (attention au greenwashing qui se développe beaucoup ces derniers temps !) : Amap, achats en direct, marchés, Biocoop et autres enseignes qui travaillent en partenariat avec les producteurs. Les alternatives existent ! Alors foncez-y 🙂

 

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